2005-06-23

Quel droit de regard sur nos sociétés d'État?


Le débat actuel autour de la relocalisation possible (et controversée) du Casino de Montréal m'a amené à réfléchir à nouveau sur notre contrôle collectif sur nos propres sociétés d'État. J'écoutais aujourd'hui les "explications" du président de Loto-Québec, et je me demandais quel pouvoir j'ai, comme citoyen, sur ce président de société d'État qui, théoriquement, travaille pour mon bien...

Bien sûr, je crois que la justice et la démocratie économique impliquent que plusieurs secteurs de l'économie soit contrôlés par l'État plutôt que par des compagnies privées. Je crois que l'industrie du jeu tombe sous cette catégorie, car la santé et l'intérêt public le demandent : en effet, je préfère que les casinos soient propriété de l'État plutôt que de la mafia.

Ceci étant dit, ces sociétés d'État nous appartiennent collectivement. Alors, et surtout entre les élections, comment se faire entendre auprès de ces sociétés? Je suis citoyen et donc membre de l'État québécois. Je suis donc, un peu, "actionnaire" de Loto-Québec (comme d'Hydro-Québec). Où me faire entendre? Il y aurait, il semble, au moins des consultations publiques sur ce projet. Mais dans quelle mesure est-ce une vraie consultation? C'est quand l'Assemblée générale? Devrait-on avoir droit de regard, par référendum par exemple, sur ce type de projets?

Voilà des questions à explorer. Des idées?






COMMENTAIRES

Certains nous diront que nous pouvons nous exprimer le jour des élections. C'est le discours habituel, ce qui e lui donne quand même aucune légitimité selon moi. Même une compagnie "privé" rencontre ses actionnaires une fois par année. Même dans une compagnie "privé", un simple actionnaire peut poser des questions à ses dirigeants.

Désolé, je n'ai pas de solution toute faite, mais peut-être que la démocratie participative pourrait y être un moteur.

Par Eric Noel le 2005-06-29 21:07

Un autre argument. Quand on vote pour un gouvernement, le jour des élections, on vote pour toutes sortes de raisons : santé, affaires internationales, constitution, éducation, affaires sociales, politiques macro-économiques. C'est pourquoi il faudrait des mécanismes particuliers dans le cas des sociétés d'État.

Ce serait intéressant si ces sociétés d'État nous envoyait un rapport annuel, ou des invitations à des consultations fréquentes....

Par Pierre Ducasse le 2005-07-01 13:49



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